ENSEMBLE VOCAL LA CHAPELLE DU HAINAUT

Prochains concerts

Concert pour le temps de Noël

Comme chaque année à cette saison, nous vous proposons un concert sur le thème de la Nativité. Nous vous invitons :

  • le samedi 8 décembre à 20h30 à l'église de Tourcoing
  • le dimanche 9 décembre à 16h à Valenciennes à l'auditorium Saint Nicolas

pour un programme avec l'ensemble vocal et instrumental. Ce programme comprendra entre autres les pièces suivantes :

Hodie Christus natus est - plain chant

"Aujourd'hui, le Christ est né"

Il s'agit d'une antienne, c'est à dire d'un refrain liturgique repris par le chœur, chanté la nuit de Noël généralement en introduction et en conclusion du Magnificat.

Le texte est inspiré de l'évangile selon Saint Luc (ch 02, v11-14).

Vous trouverez une analyse très intéressante sur ce site.

Messe de Noël de Marc Antoine Charpentier

On sait peu de choses sur Charpentier (1645-1704). Il passa trois ans en Italie et ce voyage fut déterminant. Carissimi fut son maître, et Charpentier resta toute sa vie un italianisant. Il fut maître de la chapelle des Jésuites, dont les cérémonies rue Saint-Antoine étaient particulièrement fastueuses et demandaient une musique importante. Il finit sa carrière comme maître de la Sainte-Chapelle.

La Messe de Minuit pour Noël, composée entre 1690 et 1695, fut donc destinée à être jouée dans la principale église jésuite de Paris. Charpentier combine des chants de Noël traditionnels français à une manière d’écrire typiquement italienne. Différents chants de Noël forment la base de la musique de chacune des sections du texte. Ces sections (à l’intérieur de chaque mouvement) sont chantées en alternance par des solistes ou par l’ensemble des choristes, tandis que Charpentier utilise l’accompagnement (des bois notamment) afin de donner au morceau une atmosphère pastorale qui s’accorde à la fois avec le caractère des airs populaires et celui de la fête elle-même.

Pour découvrir cette oeuvre, vous pouvez vous rendre sur le site de guideclassique ou le site du ministère de la culture dédié à Marc-Antoine Charpentier.

O Magnum Mysterium de William Byrd

William Byrd (1543-1623) est un organiste et un compositeur anglais. Il composa sous les règnes d’Elizabeth 1 ière et de Jacques 1 er . Il fut l’élève de Thomas Tallis et comme lui musicien de la Chapelle

Royale. En 1572 ces deux musiciens obtinrent d’Elizabeth 1 ière le monopole de toute « impression de musique ou papier pour la musique », et Byrd profita pendant vingt ans encore de cette faveur. Dans un contexte de réforme religieuse et d’élaboration de la liturgie anglicane, ce catholique militant bénéficia d’une liberté certaine qui lui permit de composer à titre personnel une œuvre très abondante pour la liturgie catholique, tout en écrivant des services anglicans pour la Chapelle Royale. C’est ainsi que Byrd se trouve être le père de la musique anglicane.

Sa musique vocale reste fidèle au style polyphonique et complexe qu’il hérita de Tallis, tandis que son œuvre pour le clavier marque le début du style baroque.

Vous pouvez trouver des informations sur le site de musicologie.org ou le site de francemusique.

Henry Purcell, Rejoice in the Lord alway (Bell anthem).

Purcell (1659-1695) vécut durant les règnes de Charles II et Jacques II, donc après Cromwell, et fut le plus célèbre des musiciens anglais. Il mena une vie heureuse et sans histoire de musicien de cour. Il a souvent été comparé à Mozart pour son talent exceptionnel, sa vie trop courte et son extrême sensibilité.

Purcell manifeste une grande capacité à théâtraliser des textes souvent fragmentaires. Il donne ainsi une grande force aux nombreuses compositions religieuses, antiennes à plein chœur ou à verset, qui marquent naturellement son activité d’organiste à Westminster.

Das neugeborne Kindelein de Dietrich Buxtehude

Au début du XVIème siècle, la réforme de Luther contribua de façon décisive à la formation d’un art musical spécifiquement allemand. L’apport principal de Luther à la musique fut le choral. Luther décida en effet de généraliser l’office religieux en langue allemande (et non plus latine) avec la participation active de la foule. Pour ce faire Luther transposa les textes en courts poèmes, et fixa ces derniers sur une musique aussi simple et claire que possible, aussi facilement mémorisable qu’une

chanson populaire. Cependant le choral devint très vite, tout en restant reconnaissable en tant que tel, et sans rien perdre de sa saveur populaire, un élément de la musique savante. Entre Luther et Bach tous les musiciens utilisèrent le choral comme matériau pour leurs cantates et œuvres d’orgue.

De la seconde moitié du XVIème siècle au début du XVIIIème, la musique fut pour l’Allemagne de Nord luthérienne la seule activité artistique digne de ce nom. Dietrich Buxtehude (1637-1707) fut le plus grand maître de l’orgue en Allemagne avant Bach. Il porta la musique de l’Allemagne du Nord son apogée, en cultivant la surprise harmonique et la liberté formelle et rythmique. Jean-Sébastien Bach lui rendit visite pendant trois mois. Dans son roman La rencontre de Lübeck : Bach et Buxtehude, Gilles Cantagrel imagine ainsi leur rencontre :

Au matin du premier jour de Noël, Buxtehude a fait exécuter une aria spirituelle, Das neugeborne Kindelein, das herzeliebe Jesulein, « Le petit enfant nouveau-né, l'adorable petit Jésus » (...) Mais voici à présent un nouveau registre affectif qu'il ne connaissait pas non plus chez le maître, une tendresse, une joie candide et presque naïve devant le nourrisson, une ferveur et un émerveillement, surtout. Après un prélude instrumental dans la douceur de trois violons sur la basse continue, les quatre solistes se sont partagé les quatre strophes, si différentes, qui se développent très librement après l'énoncé liminaire. Sebastian remarque les volutes, les courbes qui soulignent la joie de la Nativité, les mètres saltatoires, les jubilations et les fanfares pour le dernier vers, « Le petit Jésus chasse toute douleur ».

Vous trouverez un article détaillé sur la vie et l'oeuvre de Buxtehude sur wikipédia.